Travailler sa confiance en soi

Estime de soi ou confiance en soi

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Il convient de faire la différence entre le manque de confiance en soi et le manque d’estime de soi. L’estime de soi est l’amour que l’on se porte, la valeur que l’on s’attribue. Quelqu’un qui a peu d’estime de soi pense qu’elle ne mérite pas vraiment d’être aimé, qu’elle n’a rien d’intéressant pour les autres.

La confiance en soi est lié à notre capacité à agir, à nos compétences personnelles. Par exemple, une personne peut manquer de confiance en soi dans sa capacité à parler dans un groupe, à intéresser les autres ou à réussir dans un domaine particulier, mais avoir de la confiance en soi dans son travail qu’elle connaît sur le bout des doigts. Le manque de confiance en soi peut concerner certains domaines ou être généralisé, selon les personnes.

Une personne qui manque de confiance en elle entre dans une spirale négative :

Elle anticipe l’échec,

• L’idée de l’échec est insupportable,

• Elle préfère alors ne pas essayer

• Le sentiment de honte et de culpabilité prend le dessus

• Cela confirme l’idée d’être incapable

• Et conforte la croyance négative d’une incapacité à agir.

Il est évident que lorsqu’on ne s’aime pas, on manque de confiance en soi d’une manière relativement globale. Dans les cas les plus graves de manque d’estime de soi, cela peut engendrer des fonctionnements autodestructeurs dans certains cas (addictions, ignorance des risques de santé, difficultés relationnelles…).

L’origine du manque de confiance en soi et d’estime de soi

Ces difficultés trouvent leurs origines bien souvent dans la petite enfance ou l’adolescence : des parents qui n’ont pas suffisamment valoriser l’enfant, des jalousies ou comparaisons dans la famille (fratrie, cousin…). Souvenez-vous que tous les enfants méritent d’être aimé, sans exception.

A l’école, les pairs peuvent être particulièrement cruels sur des détails. L’enfant a pu être stigmatisé parce qu’il grandit plus vite ou moins vite, parce qu’il vient d’arriver dans l’école, parce qu’il est plus gros ou plus maigre, ou tout simplement parce qu’il est plus timide ou travaille mieux … Les années de primaires et collèges sont très importantes du point de vue de l’intégration sociale.

Mais le point de départ peut aussi être, dans une vie d’adulte, des échecs cuisants (amoureux, scolaires, professionnels …) qui vont engendrer ce manque de confiance en soi, ou ce manque d’estime de soi.

Comment changer

Avant tout, si vous avez vécu de graves carences affectives ou des traumatismes (agressions, humiliations etc…), je vous conseille vivement de consulter un psychologue ou un psychiatre. Sachez qu’il existe des outils comme l’EMDR (Eyes Mouvement Desensibilisation recognition) qui permettent de se libérer des émotions négatives liées aux traumatismes.

Pour sortir du cercle vicieux du manque de confiance en soi qui vous paralyse, il faut agir sur des situations moins difficiles pour vous. Passez à l’action sur des choses que vous pensez pouvoir réussir (prendre la parole dans un petit groupe d’amis, donner votre opinion à des personnes qui vous impressionnent moins, vous affirmer auprès de vos proches…). Ainsi, progressivement, vous essayez et vous réussissez. Ces réussites vous rendent fier de vous et cela vous encourage à d’autres actions.

Se pardonner ses erreurs

Pardonnez-vous vos erreurs et acceptez d’être humains et imparfaits (pour reprendre le titre de l’excellent livre de Christophe André). Les erreurs font partie intégrante des apprentissages. C’est parce que vous vous êtes brulé enfant que vous avez appris à vous méfier du feu. Avant d’apprendre à marcher, courir et sauter, vous avez trébuché de nombreuses fois… Tous nos apprentissages passent par des essais et des erreurs. Considérez que les erreurs sont souhaitables car elles vous apprennent quelque chose. Acceptez-les. Il est possible que vous soyez perfectionniste, que vous ayez un niveau d’exigences élevés pour vous-même. Ainsi, il vous faut être « au top » sinon c’est que vous êtes « nul ». S’il n’y a pas de demi-mesure, c’est que votre niveau d’exigence est irréaliste. Ne vous jugez pas sur vos actes mais sur vos valeurs.

Les valeurs

Nous sommes plus que nos actes ! Cela signifie que vous avez de la valeur en tant qu’être humain et non en fonction de vos performances. Réfléchissez, est-ce que vous aimez les personnes qui vous sont chères parce qu’elles sont performantes (en cuisine, en sport, en littérature, en musique… peu importe les domaines) ? Ou peut-être les aimez-vous parce qu’elles sont gentilles, honnêtes, franches ou autres…

Exercices

1. Prenez un instant pour penser à votre meilleur ami, à votre conjoint …Qu’est-ce qui fait que vous appréciez cette personne ? Notez sur un brouillon ce que vous appréciez chez elle. Puis, demandez-vous ensuite, avec quel genre de personne vous vous entendez et pourquoi ? Notez-le.

Les éléments que vous avez notés et qui vous permettent d’apprécier une personne correspondent à des « valeurs », comme l’écoute, l’honnêteté, la tolérance etc.

Ces valeurs qui comptent pour vous, il y a fort à parier que si vous les aimez en l’autre, c’est qu’elles sont présentes chez vous.

Alors pourquoi vous jugez-vous sur vos performances et non sur vos valeurs ?

2. Si vous ne vous aimez pas parce que vous considérez vos comportements, vos fonctionnements comme des échecs, cet exercice est pour vous.  Imaginez que votre meilleur ami (ou simplement quelqu’un que vous connaissez) vous dise ce que vous vous reprochez à vous-même. Fermez les yeux et imaginez par exemple : « je m’en veux parce que je n’arrive pas à évoluer dans mon travail/je n’arrive pas à perdre du poids/je ne me trouve pas intéressant(e)…» Qu’est-ce que vous lui répondriez ? ». Cela peut vous aider à atteindre un peu plus d’objectivité et à vous rendre compte que vous vous en demandez trop.

3. Si vos difficultés trouvent leur point de départ dans votre enfance, imaginez ceci. Vous avez un jeune enfant devant vous qui a vécu et ressenti ce que vous avez vécu, ressenti… Imaginez tout ce que vous diriez à cet enfant pour le consoler. Est-ce que vous le blâmeriez ou au contraire, lui expliqueriez-vous ce qu’il ne comprend pas en tant qu’enfant ? Que lui dirait l’adulte que vous êtes aujourd’hui ? Prenez le temps de lui parler, de lui expliquer, de le consoler puis remplacer l’image de cet enfant votre propre image enfant. Prenez ce temps-là, cela peut s’avérer riche en émotions parfois.

Cet article est extrait de mon livre « Transformez vos pensées positives. Réflexions, outils et exercices pour gérer votre stress. Bientôt disponible sur Amazon.

7 pensées sur “Travailler sa confiance en soi

  • dimanche à 17 h 33 min
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    Merci. J apprécie beaucoup votre newsletters. Même si j apprend peu de choses.
    J ai fait deux fois la séance pour mincir. L induction , que j apprécie, est fort longue.
    Dès lors je m endors.
    Et je m éveille toute lourde .
    C est juste un feed back. Vous en demandez.
    Je suis infirmière et sophrologue.
    Merci pour les partages

  • dimanche à 17 h 35 min
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    Votre voix et votre diction sont très agréable. Un vrai bonheur

  • dimanche à 19 h 10 min
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    Merci beaucoup Genevieve

  • dimanche à 19 h 12 min
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    Dites moi de quel contenu auriez-vous besoin ? Que voudriez-vous apprendre ? des techniques d’auto-hypnose ? des conseils pour se sentir bien ? pour maigrir ? Dites-moi quels sont vos besoins en commentaires ou par mail…

  • mercredi à 6 h 56 min
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    Vous avez déjà l’habitude de vous détendre c’est sans doute la raison pour laquelle vous allez dans une hypnose profonde. Avec la sophrologie vous avez des habitudes et ce n’est pas forcément facilitant, bien que l’hypnose soit vraiment différent de la sophrologie.

  • lundi à 10 h 55 min
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    merci pour vos conseils/explications.
    limpides et accessibles en toutes occasions. Il me reste à y penser quand tout va bien et pas en mode urgence.

    cordialement,
    Alex

  • lundi à 20 h 06 min
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    Merci à vous Alex pour votre commentaire. Oui, le mieux est d’installer une habitude d’autohypnose …( 10mn par jour par exemple) ainsi vous en aurez l’habitude en cas de difficultés. Cela vous permet aussi de baisser votre niveau de stress global. Pour la confiance en soi, c’est un travail à moyen terme. Bonne continuation.

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